

Par son dynamisme rassembleur, la journée En ville sans ma voiture ! réunit plusieurs joueurs prépondérants en préservation de l’environnement, afin de sensibiliser le public sur la nécessité d’une mobilité durable et responsable, face notamment aux enjeux des changements climatiques.
Maintes activités y sont alors déployées et prennent la forme d’une fête urbaine, à laquelle la population est conviée. C’est aussi un appel à tous afin de rappeler l’importance d’explorer les modes de transports alternatifs à l’auto en solo tout en favorisant une réflexion commune sur les solutions possibles pour améliorer la qualité de vie en ville.
Donné que dans la région métropolitaine de Montréal les transports sont responsables de 47 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de 10 % des maladies respiratoires, un changement sans équivoques dans les habitudes de déplacements s’impose. Maintenant plus que jamais sensibles et ouverts, les Montréalais souhaitent contribuer aux efforts de lutte contre les GES, protéger l’environnement et prendre les moyens pour arriver à ces fins.
Ainsi, pour la 7e édition, l’événement En ville sans ma voiture ! sera l’occasion de souligner les efforts des employés et employeurs qui ont posé des gestes concrets, ont mis en place des solutions et se sont engagés sur la voie de la mobilité durable.
Plan d'action sur les changements climatiques La ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Mme Line Beauchamp, a présenté le juin 2007 le deuxième bilan de mise en œuvre du Plan d’action du Québec sur les changements climatiques 2006-2012. Sur un total de 26 mesures de lutte contre les changements climatiques, 22 sont actuellement en cours. De plus, deux autres initiatives seront dévoilées très prochainement, ce qui permettra d’atteindre un taux de 92 % de mise en œuvre du plan d’action. « Les efforts déployés pour mettre en œuvre notre Plan d’action sur les changements climatiques 2006-2012 témoignent du sérieux du gouvernement du Québec à l’égard de la lutte aux changements climatiques. Nous sommes définitivement en action! », a souligné la ministre.
Politique québécoise du transport collectif Le gouvernement du Québec met en œuvre sa politique québécoise du transport collectif Pour offrir de meilleurs choix aux citoyens. Cette politique s'inscrit directement dans la lignée du développement durable en raison des dimensions économique, environnementale et sociale liées à l'utilisation du transport collectif et à son accessibilité. Avec la nouvelle politique, le gouvernement vise une augmentation de l’achalandage du transport en commun de 8 % d’ici 2012. Le gouvernement du Québec se donne ainsi les moyens de réduire ses émissions de polluants conformément au protocole de Kyoto. Conscient que l’utilisation du transport collectif passe par une amélioration des services offerts à la population, le gouvernement investira annuellement 130 M$ dans les services de transport et encouragera notamment les initiatives prises afin de moderniser et développer les infrastructures et les équipements.
Plan de transport de la ville de Montréal L’an dernier, la Ville de Montréal adoptait officiellement le tout premier Plan de transport intitulé Réinventer Montréal. « La congestion du réseau routier régional s'étant accrue significativement ces dernières années, elle engendre des pertes économiques évaluées à près de 1 milliard de dollars annuellement. À ces pertes économiques on doit ajouter les problèmes de santé, tels le stress ainsi que l'asthme et les maladies respiratoires. Audacieux et ambitieux, notre Plan de transport a justement pour objectif d'apporter des solutions à ces problèmes en faisant du transport collectif le moyen privilégié de déplacement des personnes dans la grande région de Montréal », expose le maire Gérald Tremblay.
Sur la bonne voie Appuyés par les gouvernements, qui passent de la prise de conscience à la mise en place de mesures incitatives, les Québécois sont d’autant plus enclins à modifier leurs habitudes de déplacements. La journée En ville sans ma voiture!, ne vient que rappeler les mesures existantes, souligner les progrès et ouvrir vers ce qui se fait ailleurs dans le monde en matière de mobilité durable.