
HISTORIQUE EN BREF
INTRODUCTION

Depuis des années, la population de l’est de l’île de Montréal et de la couronne nord-est (Repentigny, Terrebonne et Mascouche) déplorait le manque de services de transport collectif. Sensible à cette situation, l’AMT a travaillé à l’élaboration de solutions durables, de concert avec des partenaires des transports collectifs et municipaux.
Le projet du Train de l'Est représente un parcours ferroviaire de 52 km entre la Gare Centrale de Montréal et celle de Mascouche. Il compte treize gares, dont trois existantes et dix qui seront construites le long de ce parcours. La gare terminale de Mascouche sera jumelée à un site de garage et un abri où les trains, en plus d’y être stationnés en fin de journée, feront également l’objet d’un entretien léger. Le projet est défini selon deux tronçons majeurs, délimités géographiquement :
- Tronçon Montréal – voies ferrées existantes du Canadien National (CN) devant être bonifiées
- Tronçon nord – voies ferrées à être construites par l’AMT au centre de l’autoroute 640
Il n’est pas possible de scinder le projet en deux phases, l’une pour Montréal et l’autre pour la couronne nord-est. Il aurait sinon fallu construire deux garages (voies et abri), l’un à Pointe-aux-Trembles et l’autre, plus tard, à Mascouche. L’AMT a en effet obligatoirement besoin de voies ferrées supplémentaires, en bout de ligne, pour pouvoir faire les manœuvre visant à reprendre le parcours en sens inverse au terme de leur trajet : c'est l’une des raisons d'être du garage de Mascouche.
Si le trajet s'arrêtait à Montréal, ne serait-ce que dans une première phase, la même exigence s'appliquerait. Les trains doivent aussi pouvoir se garer dans un site de garage, en bout de ligne, en fin de journée. Certaines activités d’entretien y seront faites. Cette exigence requiert non seulement la construction de voies de garage, mais aussi d'un abri.
À moyen terme, l’achalandage prévu pour le tracé est d’environ 5 500 personnes par pointe en avant-midi, ce qui équivaut à un total de 11 000 déplacements par jour. Ce taux d’achalandage devrait faire du Train de l’Est l’une des plus importantes lignes de l’AMT. Cette prévision est basée sur une étude de marché réalisée en 2007.
Les perspectives de développements immobiliers futurs de la part des municipalités environnantes contribuent également à accroître davantage cette projection de l’achalandage.
2005
Consultations publiques dans l’est de Montréal
En avril 2005, l’AMT tient avec la Société des transports de Montréal (STM) des consultations publiques sur les transports collectifs dans l’est de Montréal. Lors de ces rencontres, les citoyens de l’arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles sont invités à se prononcer sur le projet du Train de l’Est. De façon générale, les résultats de ces consultations démontrent que :
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Environ 90 % des répondants sont favorables au train.
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Environ 21 % des répondants utilisent l’auto comme principal mode de transport et environ 48 % de ceux-ci remplaceraient l’auto par le train.
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Environ 47 % des répondants utilisent le transport en commun et 49 % d’entre eux (60 % à Pointe-aux-Trembles, 37 % à Rivière-des-Prairies) remplaceraient leur mode de transport par le train.
2006
Annonce du Train de l'Est
En mars 2006, le gouvernement du Québec annonce le projet du Train de l’Est. Le tracé Mascouche-Montréal est accueilli favorablement par la population de la grande région métropolitaine.
2007
Préparation et rencontres d’information
La construction du tronçon Mascouche-Repentigny du Train de l’Est est soumise à la loi d’évaluation environnementale du gouvernement du Québec. Au cours de cette démarche, le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) a exigé la tenue d’audiences publiques au printemps 2008. Afin de poursuivre le dialogue amorcé avec la population en 2005, l’équipe du Train de l’Est entame, dès novembre 2007, une série de rencontres avec des groupes ou des individus pouvant avoir des questions ou des commentaires à formuler sur le projet.
2008-2009
Rencontres d'information, plans et devis préliminaires
Des rencontres d’information et de consultations publiques sont organisées par l’AMT afin de faire participer les communautés locales au processus d’élaboration des avant-projets. La population de la couronne nord est rencontrée au printemps 2008, préalablement au processus du BAPE, et la population montréalaise au printemps 2009. À l’automne 2008, l’AMT et ses consultants participent activement à la préparation des séances publiques du BAPE qui se déroulent en décembre 2008. Le rapport est déposé le 8 mai 2009 par la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Mme Line Beauchamp. Les conclusions du rapport permettent à l'AMT d'optimiser le projet en fonction des recommandations.
Une fois les autorisations requises obtenues, l’AMT peut faire l’acquisition des terrains des futures gares et compléter les plans et devis. Cette étape vient préciser l’échéancier, le budget et les travaux requis pour compléter le projet.
2010
Obtention du CAR, appels d’offres et mise en chantier
En février 2010, l’AMT reçoit l’autorisation de réalisation pour le tronçon nord ayant fait l’objet du BAPE et entame la finalisation des plans et devis définitifs. Quant au tronçon montréalais, les appels d’offres pour la construction des gares à Montréal sont lancés à l’hiver en vue de débuter les travaux à l’été. Plusieurs travaux de construction commencent alors à l’intérieur d’un échéancier prévoyant la mise en service du Train de l’Est en 2012.
Ce projet d’envergure et innovateur a fait face à plusieurs étapes d’approbation et de demandes de divers permis et autorisations, tant provinciales que municipales. Mentionnons notamment le domaine environnemental, le domaine agricole, celui de l’immobilier – avec l’achat de terrains ou expropriation – ainsi que la négociation d’ententes, comme celle avec l’entreprise General Dynamics, à Repentigny.
2011
Intensification des travaux et collaboration avec Infrastructure Québec
L’année 2011 est celle où le nombre de chantiers mis en branle, tant à Montréal que dans la couronne nord-est, est le plus important jusqu’alors. En effet, la construction des gares Sauvé, Ahuntsic, St-Léonard, Anjou et Repentigny est notamment commencée, tout comme à Repentigny, ceux d’un pont d’étagement routier sur le boul. Pierre-Le-Gardeur. L’autoroute 640 est elle aussi une fourmilière de chantiers: construction de ponts ferroviaires, abaissement de voies de circulation et aménagement du centre de l’autoroute pour l’érection de la future voie ferrée ne sont que quelques exemples d’une activité intense dans ce secteur.
Au mois d’août, bien que le Train de l’Est ne soit aucunement compromis, l’AMT se voit contrainte de suspendre son processus d’appels d’offres et doit reporter le début de certains travaux à 2012. Elle doit aussi amorcer, en collaboration avec Infrastructure Québec, un processus de préparation d’un dossier d’affaires final (DAF), selon la politique-cadre sur la gouvernance des grands projets d’infrastructures publiques, et ce, dans une vision de saine gestion du projet. L’acceptation de ce DAF par le Conseil du Trésor permettra à l’AMT de reprendre le processus de ses appels d’offre pour le Train de l’Est et d’ainsi poursuivre ses travaux dans des paramètres budgétaires entendus. C’est en décembre 2011 que le DAF est déposé au Conseil du trésor.
2012
Poursuite des travaux et relance d'appels d'offres
En lien avec la période hivernale, plusieurs chantiers sont arrêtés jusqu’au printemps, bien que certains se poursuivent malgré les conditions météorologiques. En janvier 2012, le gouvernement accepte le DAF du Train de l’Est, mais à certaines conditions. Ce dernier exige en effet, dans un souci d’économies sur le coût du projet, le report de la construction de la gare Charlemagne, à une date indéterminée, ainsi que l’annulation des systèmes de fonte de la neige pour les quais. Le gouvernement exige de plus que l’AMT identifie des réductions de 40 millions $. C’est dans cette optique qu’elle annule la construction des marquises (abris au-dessus des quais), diminue le nombre de places dans les stationnements de certaines gares, annule l’achat et l’installation de génératrices ainsi que la construction de déposes-minute.
À la fin du mois de mars 2012, alors que 34 % de l’ensemble du projet du Train de l’Est est complété, le processus des appels d’offres reprend pour les gares dont la construction n’est pas encore commencée. C’est la gare Mascouche, son garage de bout de ligne et un abri qui est alors visé par l’appel d’offres.